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Elections 2010
 
 

Chères amies, chers amis,
Chers camarades,

Si tu ne veux pas perdre de vue, pour qui tu fais de la politique, tu  ne dois jamais oublier d’où je viens. Et c’est d’autant plus vrai pour nous, socialistes et sociaux-démocrates. La politique n’est pas une fin en soi, c’est du travail au service de la population.

Notre action, chers camarades, doit servir la population, et en particulier les travailleurs

  • qu’ils soient salariés ou indépendants,
  • qu’ils soient actifs ou à la recherche d’un emploi, ou pensionnés
  • qu’ils aient déjà quelques heures de vol ou qu’ils soient des jeunes en fin de formation qui demanderont à pouvoir se construire un avenir sur base d’un job plutôt que d’être confrontés à un manque de perspectives.

Partout où je rencontre des gens, ils me posent toujours la même question. Ils me demandent, si – je cite – ça va encore bien dans la tête de certains, de ceux qui ont mis le feu à la poudrière, qui ont provoqué la chute du gouvernement alors qu’ on ne manque pas de travail pour faire avancer l’emploi et le social.

Comme si nous n’avions pas connu suffisamment de crises ?

Après avoir été frappé de plein fouet par la crise financière qui nous a mené au bord du désastre et à laquelle nous avons du faire face en mobilisant des milliards – et  il s’agit de l’argent de tous les imposables que nous avons du mobiliser pour sauver quelques banques systémiques.

Après la crise économique, provoquée par la crise financière et qui a obligé beaucoup d’entreprises à fermer leurs portes.

Après la crise de l’emploi où nous avons perdu en 2009 environ 70.000 emplois. Et ça continue en 2010. Ce sont 70.000 espoirs qui ont été brisés. 70.000 familles qui ont été mises en difficulté. Ce sont 70.000 gens qui doivent payer leur loyer ou leur mensualité en fin de mois. Ou qui doivent financer les études de leurs enfants. Ce sont des soucis de gens qui – au vu du pouvoir d’achat qui fond comme de la neige au soleil – ne savent souvent plus comment nouer les deux bouts du mois. C’est 70.000 fois un vrai drame humain.

Et maintenant, comme si tout cela ne suffisait pas, nous devons en plus faire face à une crise institutionnelle. Comme si nous pouvions nous permettre le luxe de ne pas nous concentrer d’abord sur les questions existentielles des gens.

Que dire aux travailleurs de Carrefour de Spa, Heusy, Malmédy et Eupen – pour ne reprendre que les 4 situés dans l’arrondissement de Verviers – que dire aux travailleurs de la papeterie Cordenons à Malmédy, que dire aux travailleurs de Chauveheid et Onduline ou d’Aspel – ce sont toutes des entreprises qui ont licenciés des gens – sans évoquer toutes ces entreprises qui elles aussi ont licenciés des gens sans qu’on en parle abondamment dans la presse.

Que dire à ces gens qui après de nombreuses années de services se trouvent maintenant sur la route ? Est-ce que nous allons leur expliquer combien il est important de scinder un arrondissement électoral ? Ou aux jeunes qui se présentent pour la première fois comme candidat à l’emploi ? Est-ce que nous allons leur parler de BHV ?

Non ! Le PS n’a pas provoqué la crise institutionnelle. Le PS est d’avis que nous devons soigner au plus vite ce cancer institutionnel pour retrouver la souveraineté politique qui nous permettra enfin de nous occuper de l’essentiel, des questions existentielles des gens. 

Nous avons besoin d’une politique qui met tout en œuvre pour sortir de la crise économique.
Qui sauvegarde ou crée des emplois, afin que les mères et les pères de familles parviennent à sortir leur nez de l’eau.
Qui s’occupe des pensions, réconfortant la pension légale, liant leur montant au bien-être et permettant à tout un chacun de mener une vie décente.

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